Photo d’Annik PARNOTTE

Annik PARNOTTE

née VIBERT
décédée le 25 juin 2026 à l'âge de 82 ans
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Photo d’Annik PARNOTTE
Annik PARNOTTE
née VIBERT
décédée le 25 juin 2026 à l'âge de 82 ans

Message de la famille

Chère famille, chers amis,

C’est avec une grande tristesse que

David, Ivan, Alexandre, ses enfants

Cecile, Sarah, ses belies-filles

Leo, Valentin, Rafael, Louanne, Ulysse, Hector et Jeanne, ses petits enfants,

Vous font part du décès d’Annik PARNOTTE survenu le jeudi 25 juin 2026 à Saint Sauveur en Rue. La cérémonie se déroulera le lundi 29 juin 2026 à 14h00 à l’adresse suivante : Crématorium de Montmartre - 43 Rue Alfred Colombet - 42100 Saint-Étienne.

Nous vous invitons à utiliser cet espace pour laisser vos condoléances, partager des photos souvenirs, une anecdote ou exprimer vos pensées à travers des poèmes ou des textes. Cet endroit est un lieu d'expression dédié à honorer la mémoire d’Annik PARNOTTE.


Un service de plantation d’arbre hommage est disponible ici.

Cérémonie civile

lundi 29 juin 2026 à 14h00
Crématorium de Montmartre de Saint-Étienne
43 Rue Alfred Colombet
42100 Saint-Étienne

Déroulé des obsèques

Cérémonie civile

Le lundi 29 juin 2026 à 14h00

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Annik PARNOTTE 1943 - 2026 Marie Agnès Aujourd’hui, c’est un jour difficile car je dois te dire au revoir alors que je t’aimais tant. Les années passent, je me disais que j'avais une marraine exceptionnelle, gentille, toujours attentionnée. Quelle tristesse pour moi, tu me manqueras énormément, je ne t'oublierai jamais. Au revoir Marraine. Lucas Morel Devant ce douloureux coup du sort, je suis à la fois triste et décontenancée. Je voudrais vous apporter un peu de réconfort, mais, aujourd’hui les mots me manquent. Anaïs Henri Toutes mes pensées affectueuses à vous, qui m’avez fait aimer les mathématiques. Votre gentillesse, votre pédagogie envers nous restera gravé comme un précieux souvenir de mon enfance. Vous avez marqué ma vie bien au-delà de la salle de classe. Reposez en paix.
Le livre hommage met à l'honneur les différents messages et photos partagés sur cet espace avec une mise en page élégante.
  • - Format 210 x 210mm sur papier 200 gr. et ½ semi-brillant
  • - Imprimé et façonné en France
  • - Livré via colissimo (nous attendons de recueillir tous les hommages avant de produire le livre)
  • - Suivi du colis par SMS
Nombre d'exemplaires :
Prix TTC: 49,90€

Partagez votre affection et vos souvenirs

Annik PARNOTTE 1943 - 2026 Marie Agnès Aujourd’hui, c’est un jour difficile car je dois te dire au revoir alors que je t’aimais tant. Les années passent, je me disais que j'avais une marraine exceptionnelle, gentille, toujours attentionnée. Quelle tristesse pour moi, tu me manqueras énormément, je ne t'oublierai jamais. Au revoir Marraine. Lucas Morel Devant ce douloureux coup du sort, je suis à la fois triste et décontenancée. Je voudrais vous apporter un peu de réconfort, mais, aujourd’hui les mots me manquent. Anaïs Henri Toutes mes pensées affectueuses à vous, qui m’avez fait aimer les mathématiques. Votre gentillesse, votre pédagogie envers nous restera gravé comme un précieux souvenir de mon enfance. Vous avez marqué ma vie bien au-delà de la salle de classe. Reposez en paix.
Un mot, une photo, une fleur ou même un arbre planté en sa mémoire : autant de gestes symboliques qui apportent soutien et réconfort à la famille.

Votre hommage prolongera la mémoire d’Annik et viendra agrémenter le Livre hommage, un précieux souvenir pour ses proches.
Témoignage aux proches

Hommages rendus

29 hommages
4 accompagnés de fleurs
  • Il y a 1 semaine
    Marie Claude Carlier

    Ce n'est qu'un aurevoir Nonna. Nous avons la mémoire de ce que nous avons échangé et vécu ensemble.
    A vous, ses enfants et petits enfants dont elle était si fière, nous saurons raviver sa mémoire pour vous aider à vivre son absence. Nous étions toutes deux bien d'accord : vivre empêchée, malade ce n'est pas vivre ! Nonna a franchi le pas. Toutes mes pensées vous accompagnent dans ce moment délicat. Courage à vous.
    Je vous embrasse.
    Marie Claude Carlier

  • Il y a 1 mois
    Alexandre

    Je voudrais ici et maintenant qu’on se souvienne de ma mère pour les vertus qui furent les siennes. Qu’on s’en souvienne et que les plus jeunes de cet auditoire les cultivent à leur tour. De ce fait, mon propos sera plutôt hagiographique.

    Annick fut un modèle de générosité, offrant son temps, dispensant cadeaux et argent à ses proches et à ceux qu’elle aimait. Personnalité équilibrée, elle ne sombra pas entre ces deux écueils que sont un trop grand attrait envers les biens de ce monde et, au contraire, son dédain absolu. Dans sa sagesse, elle savait donc faire profiter sa famille de ses largesses, sans prêter une attention maladive à l’argent, presque avec nonchalance et désinvolture je dirais même avec sprezzatura, spécialement pour Nonna qui me comprendra.
    Sur le plan sentimental, elle fut un cœur fidèle en amour comme en amitié ; une femme droite comme ses parents l’exigeaient de leurs filles. Par ailleurs, elle fut longtemps fidèle à ses idéaux politiques hérités de sa famille, notamment du côté de son père et de son grand-père, adjoint au maire en 1904 de la première mairie socialiste de Bretagne. La biographie de son grand-père témoigne d’une indépendance d’esprit irréductible à toute discipline d’appareil qui semble un trait de caractère commun à celui de sa petite-fille.
    À l’instar de sa tante maternelle Jeanne Courtine, elle était une excellente élève en toutes les matières et collectionnait les prix d’excellence et premiers prix comme l’attestent encore les livres conservés sur les étagères des bibliothèques à Saint-Sauveur. Aussi, en tant que professeur, un esprit aussi fin que celui de ma mère revint très vite des trahisons de son propre camp politique, qui avait fait de l’école un champ d'expérimentation idéologique en soldant la transmission d'une culture classique – meilleur rempart contre le néolibéralisme – au profit d’un pédagogisme démagogique qui mettait l’élève au centre : quarante ans plus tard, elle mesurait l’ampleur de ce qu’elle nommait un désastre civilisationnel. Ainsi blâmait-elle le collège unique – mis en place sous Giscard – et le nivellement par le bas. À ses yeux, l’école fut ainsi, parmi d’autres domaines, l’un des signes de ce qu’elle tenait pour une trahison du peuple par la Gauche. Pour sa part, elle resta fidèle et loyale à sa mission de transmission en dépit des injonctions de l’institution.
    C’est donc ici que je glisserais une anecdote. En 1989, l’État célébrait la République et les 200 ans de la Révolution. Or, cette année-là, on invita avec zèle les enfants à se déguiser en Sans-culottes ou en bourgeois pro-révolutionnaires. À cela, que répondit ma mère ? Elle me déguisa en Henri de la Rochejaquelein, chef de l'armée catholique et royale durant la guerre de Vendée et mort héroïquement à l’âge de 21 ans. Voilà, c’était ma mère, Annick, qui cultivait l’ironie mordante, le contrepied et une certaine forme de résistance à l’image de son père durant la Deuxième Guerre mondiale.
    Durant ses dernières années, elle s’attristait de voir notre société et ce pays sombrer. On peut dire qu’elle en nourrissait de la peine mais sa nature la tenait éloignée de tout excès sentimental : je ne lui ai jamais vu de joies, de colères ou d’abattements formidables. Et, en tant que fils – mes frères ne me contrediront certainement pas – elle ne témoigna jamais de gestes de tendresse appuyés à nos égards ; non pas qu’elle ne fut pas aimante, mais plutôt qu’elle ne s’épanchait pas.
    C’était ma mère et à une femme pareille, je ne pouvais lui refuser son dernier souhait : ne pas mourir à l’hôpital, partir dans un lieu familier et accueillant entourée de ceux qu’elle aimait et qui l’aimaient. Auparavant et pendant des années, elle avait déjà déjoué les pronostics en mettant en échec ce cancer qu’elle avait bien nourri en fumant ses cigarettes – les mentholées avaient été ses préférées.
    Jusqu’au bout, Annick a fait preuve d’une ténacité et une combativité remarquable, survivant à une infection mortelle, puis à une chute alors que son corps n’en pouvait déjà plus. Le 16 juin, elle me fit comprendre qu’elle souhaitait partir et qu’elle refusait de boire : ce qu’elle fit avec obstination serrant la bouche dès qu’on la lui humidifiait. Son corps résista une dizaine de jours. Elle ne voulait pas quitter ceux qu’elle avait protégés et qui lui avaient rendu la pareille. Elle est partie comme elle a vécu, avec détermination, courage et ténacité. Ces qualités étaient déjà les siennes quand elle tomba enceinte à l’âge de 20 ans tout en continuant de brillantes études.
    Cœur noble, Annick ne varia pas et fut fidèle à des valeurs et à des qualités morales que je définirais comme familiales au regard de ce que j’ai pu ici vous rapporter : générosité, courage, ténacité, fidélité/loyauté, sagesse, auxquelles il convient d’ajouter l’indépendance d’esprit, notamment vis-à-vis de la pensée dominante. Vous, ses petits-enfants, je vous exhorte à en accepter pleinement le legs et à vous en montrer dignes votre vie durant.

    Le dernier poème qu’elle me cita alors qu’elle était auprès de nous fut celui de Ronsard. Aussi en guise d'envoi, je ne veux pas que le dernier mot soit le mien : il sera le sien. Écoutez-la murmurer…

    Ode à Cassandre
    Mignonne, allons voir si la rose
    Qui ce matin avait déclose
    Sa robe de pourpre au soleil,
    A point perdu cette vêprée,
    Les plis de sa robe pourprée,
    Et son teint au vôtre pareil.

    Las ! Voyez comme en peu d'espace,
    Mignonne, elle a dessus la place,
    Las, las ! Ses beautés laissé choir !
    Ô vraiment marâtre Nature,
    Puis qu'une telle fleur ne dure
    Que du matin jusques au soir !

    Donc, si vous me croyez, mignonne,
    Tandis que votre âge fleuronne
    En sa plus verte nouveauté,
    Cueillez, cueillez votre jeunesse
    Comme à cette fleur, la vieillesse
    Fera ternir votre beauté.

    Pierre de Ronsard, Odes, I, 17, 1550

  • Il y a 1 mois
    Rafael Parnotte

    Nonna,
    Merci d’avoir été à mes côtés tout au long de mes 21 ans. Je me souviens de mes stages de dessin à Villeurbanne. J’en garde de chaleureux souvenirs, le frigo couvert de jeux de mots Monoprix, les fondants aux chocolat toujours accompagnés de crème anglaise, les excursions chez Bettant, chez Fantasio. Je garde et chéris ces moments passés ensemble avec toi et David. Tu m’auras transmis le goût de la lecture, et même si je n’ai jamais été bon en dissertation, tu m’as entraîné à lire et m’as expliqué l’importance des livres. Il m’en reste à lire que tu m’avais offert, je te dirai ce que j’en ai pensé . Tout mon amour depuis le Sénégal, repose en paix.

    Rafael

  • Il y a 1 mois
    Léo Parnotte

    Nonna,
    J’aimerais pouvoir dire que je me souviens de tous les après-midi passés à Fontenay-Sous-Bois, ou bien encore des vacances à Saint Sauveur, à Autrans…
    Hélas, tout c'était quand j’étais petit et le temps ainsi que l’ignorance de la nature éphémère des choses ont fait qu’il ne me reste que quelques souvenirs. Je réalise,à présent, la chance que nous avons eu Rafael et moi, de passer ces moments avec toi.
    Quelle chance de passer avec toi une journée à Villeurbanne, avant mon départ pour le Brésil. Nous sommes allés déjeuner dans ce restaurant italien et avons fini le repas en beauté avec des babas arrosés au limoncello. Tellement de limoncello, que nous avons dû les finir à trois.
    Je me souviendrai de ton amour pour les pâtisseries et de cette journée bien arrosée.

    Aujourd'hui je réalise la chance que le petit Léo a eu d’avoir une Nonna si présente tout au long de sa vie. Repose en paix.
    Léo

  • Il y a 1 mois
    Cécile PARNOTTE

    Annick,
    On s’est rencontré un matin de juillet, rue Louis Goux à Villeurbanne, au petit déjeuner. C'est là que sans trop de façon, j’ai été présentée à la famille Parnotte, sortant de la chambre d’Ivan. Très vite, j‘ai été intégrée à la famille, j’ai découvert le repère des Parnotte, Saint Sauveur en Rue. J’ai participé aux week-end Choucroute et aux fêtes. Je pense que tu n’étais pas mécontente d’avoir une présence féminine dans cet univers très masculin. D’ailleurs, tu m’as toujours soutenue quand Ivan me chamaillait, se moquait. On sentait quelques années d’expériences, je fais référence par exemple au “brouet spartiate” et encore à ta réponse quand les pâtes étaient trop cuites, “je suis pas dedans”.
    Et donc un grand merci parce que sans toi, ni Henri, ni votre amour, Il n’y aurait pas eu Ivan dans ma vie… Merci pour l’accueil dans votre famille, pas de grande démonstration, pas de grandiloquence, juste une joie sincère.

    Puis en 2003, J’ai découvert la “Nonna”. Elle a débarqué dans notre vie en pleine canicule, s'occupant à fond de l’arrivée de Léozinho. Né le 29 juillet à minuit, Nonna était au berceau de Léo à 11h00 à Paris. Quand nous avons dû quitter la touffeur parisienne, nous avons trouvé refuge au frais à Saint Sauveur tout le mois d'août, Nonna aux petits soins avait fait ranger toute la maisonnée. Même tableau pour Rafael, Nonna a accouru pour accueillir le “Mexicain”.

    Merci à la grand-mère que tu as été. Quand il fallait me remplacer parce que j’étais partie dans une expédition en Afrique, tu étais présente pour soutenir Ivan. Quand il fallait partir en vacances avec les enfants à Autrans, pour nous permettre de nous échapper, tu as assuré avec ma mère … faisant même honneur à sa compote de pomme !

    Tu as été là pour les premiers pas des enfants, tu leur as donné “le bien parlé”, le “bien écrire” et le “lire”. Tu étais même là pour compenser quelques manquements dans l’éducation d’Ivan: offrir des fleurs ou un bijou à sa compagne.

    Merci pour tout cela, Nonna.

    Il ne reste pas beaucoup de photos “souvenir” (c’était une autre époque et puis tu n’aimais pas les photos) mais tu resteras à nos côtés.

    OM SHANTI SHANTI SHANTI

    Cécile

  • Il y a 1 mois
    PARNOTTE IVAN

    Maman,
    Difficile de trouver les mots aujourd’hui. C’était toi ma plume, celle qui composait mes rédactions, ça a duré de la sixième à la première, comme un rituel le dimanche après-midi, te soutirer les mots, l’introduction, les développements puis la conclusion. Cela tenait autant du jeu que du combat. Ce sont ces moments qui me reviennent en mémoire quand je pense à ma jeunesse auprès de toi.

    Tu n’étais ni particulièrement tendre, ni maternante, pas de promesse de l’aube pour moi mais une exigence en guise d’amour. A la maison, tu gérais l’ordinaire et tu faisais face quand il le fallait : contre la maladie ces dernières années, lors de notre escapade toulonnaise où tu as tenu le foyer avec quatre enfants à la maison. C’est toi qui m’a sorti d’affaire quand je me suis présenté en retard d’un jour à l’oral d’anglais du bac.

    Le plus beau cadeau que je t’ai fait, ce sont mes enfants et ce rôle de Nonna que tu as endossé avec beaucoup de plaisir et d’impatience. C’est pourquoi j’ai beaucoup de tristesse pour tes petits-enfants que tu n'accompagneras plus dorénavant.


    Ivan

  • Il y a 1 mois
    David Parnotte

    Maman,
    Je me souviens du temps où nous faisions les courses matinales ensemble à Monoprix ou chez le traiteur du quartier. Après cela, nous nous octroyions un café …
    Puis vint un temps, où ce ne fut plus possible et je m'en chargeais seul, même si c’est toi qui avait fait la liste: un plat en sauce et des desserts. Parfois, il y eut des sujets de reproche parce que j’avais ramené de la purée ou de l'osso bucco. Mais dans l’ensemble, nous nous entendions bien.
    J’espère que tu as trouvé le calme et la sérénité.
    Sache que tes enfants ne t'oublieront jamais, même tes chats bien aimés.

    David

  • Il y a 1 mois
    Famille

    De belles fleurs pour Nonna

    close Photos postées par Famille
    Souvenir de Madame Annik PARNOTTE par Famille
  • Il y a 1 mois
    Ulysse, Hector et Jeanne

    Nonna, notre grand-mère,

    Nous avons tant de souvenirs avec toi.
    Tu t’es beaucoup occupée de moi lorsque j’étais petit. Tu m’emmenais très tôt au parc, avant que les autres enfants n’arrivent, car j’avais une fâcheuse tendance à leur mettre les doigts dans les yeux. David me portait toujours sur les épaules pour que je ne coure pas sur le trottoir et ne parte pas loin devant. Mais tu aimais aussi tous mes dessins que je te faisais et les marques d’amour que je te portais. Lorsque je venais seul en TGV pour rejoindre ma maman, c’est toi qui me récupérais à la gare, et nous buvions un sirop en l’attendant.

    En 2019, tous les mardis soirs, Jeanne et moi dormions chez toi. Le matin, je me levais à six heures et j’allumais la télé. Tu n’étais pas du tout contente. Mais chaque semaine, je recommençais! Je me souviens que le mercredi, tu nous emmenais au carrousel de Villeurbanne. Je montais sur la moto, l’avion ou la fusée, et Jeanne préférait la voiture rose ou le cheval. Ensuite, nous allions chez Bétant manger un gâteau, et tu me faisais finir ton café. Parfois, nous allions aussi au Ninkasi boire un diabolo.

    L’été, quand nous partions tous ensemble en vacances — toi, David, Papa, Sarah et nous trois —, c’était trop bien. Tu nous achetais plein de choses. Au musée de Quimper, tu m’as offert une chouette ; Hector jaloux comme un pou, a fait une crise et tu es allée lui en acheter une à lui aussi. Nous allions souvent à la crêperie: Ulysse prenait une crêpe au caramel beurre salé , Hector au Grand-Marnier et moi au sucre. Un délice. Nous aimions aussi manger des moules frites au restaurant. A Sarlat, dans le Périgord, Hector voulait en manger, mais ce n’était pas la spécialité. Ça t’a bien fait rire. Tu étais aussi une Nonna rigolote. Tu avais plein de mimiques, et quand tu étais contrariée ou que tu allais aux toilettes, tu chantais : « alalalalalanananara !!! ». Tu râlais aussi souvent. Tu disais que le chat était rêche — ça n’avait pas l’air de plaire à notre minette. En vacances, tu n’aimais pas être en fauteuil roulant, et pourtant qu’est-ce que c’était commode : nous nous battions pour te pousser. C’était un beau moment de complicité. Je me souviens aussi de notre excursion à Cherbourg. Nous étions tous descendus dans un sous-marin. Tu n’avais pas du tout aimé et tu nous l’avais bien fait comprendre, comme tu savais t’y prendre.

    Tu étais très généreuse avec nous. Tu nous trouvais trop gâtés, et pourtant tu y contribuais quand même. Tu demandais toujours conseil à Sarah pour nous faire plaisir, et vous ne vous trompiez jamais, à notre plus grand bonheur.
    Noël dernier, nous étions tous réunis chez Cécile et Ivan, avec les cousins Léo et Rafi. C’était super chouette. Tu étais heureuse de nous avoir tous auprès de toi. Cela reste l’un de nos plus beaux souvenirs.

    Tes derniers moments étaient difficiles à vivre, mais nous étions heureux de les traverser avec toi. Je t’ai apporté ton Fresubin, Hector te mettait la télé et Jeanne te chantait des chansons. Nous avons profité de toi jusqu’au bout.
    Aujourd’hui, tu nous manques déjà. Mais tout ce que tu nous as donné — ton amour, ton attention, tes mimiques, tes sirops à la gare, tes étés en Bretagne — reste en nous pour toujours.
    Merci, Nonna. Nous t’aimons, et nous ne t’oublierons jamais.

    Tes petits-enfants,
    Ulysse, Hector et Jeanne

  • Il y a 1 mois
    Sarah Cuny

    Nonna, c’est ainsi que je vous appelais depuis notre rencontre, en 2019. Au début, je croyais que c’était votre surnom ; je compris plus tard que cela signifiait « grand-mère » en italien. Cela n’y changea rien : vous étiez, et vous resteriez pour moi, Nonna.

    Quelques anecdotes me reviennent. D’abord, notre rencontre. En février 2019, Alexandre vous apprit qu’il était cloué au lit par une sciatique. Inquiète pour lui, vous lui avez dit combien c’était embêtant qu’il traverse cette épreuve seul, fraîchement séparé de la mère de ses enfants, Sylvie. Il vous a alors répondu qu’il était accompagné. Vous avez répliqué par une exclamation teintée d’interrogation et de désapprobation : « Ah ! Voilà autre chose. » Pour la future conjointe que j’étais, le ton n’avait rien d’encourageant. Puis nous nous sommes rencontrées, en mars 2019, chez vous à Villeurbanne, avec les enfants. En voyant ma voiture rouge, vous vous êtes exclamée : « Ah oui, quand même, c’est rouge ! » J’ai très vite compris que j’avais affaire à une femme de caractère, qui ne mâchait pas ses mots.

    Et pourtant, quelle femme au grand cœur je venais de rencontrer. Même si vous étiez sceptique de savoir votre « quinquin » déjà en couple, après une séparation si douloureuse, vous avez su me faire une place dans votre vie et dans votre cœur. Très vite, vous m’avez témoigné votre reconnaissance de prendre soin de votre fils et de vos petits-enfants. J’ai gardé dans ma table de nuit les nombreuses lettres que vous m’avez écrites, et que j’aime relire. J’aimais écouter les récits de votre vie : vos vacances en Bretagne, votre vie avec Henri, l’enfance de vos trois enfants, vos passages du CAPES, vos souvenirs d’enfance avec Édith, vos moments avec vos petits-enfants.

    Vous avez été gentille, généreuse et attentionnée avec moi. Lorsque je me perdais dans mes travers d’autodestruction, vous étiez triste pour moi. Un jour, vous m’avez dit : « Je ne supporte pas que tu dises du mal de toi, ni que tu te fasses du mal. Je ne veux plus que tu le fasses. Tu es une fille merveilleuse, si gentille, j’ai la chance de t’avoir comme belle-fille. Tu t’occupes très bien d’Alexandre et tu es une très bonne mère pour ses enfants — oui, parfois tu cries, mais qu’est-ce qu’ils peuvent être chiants, aussi. Tu as tellement de qualités. Je suis là pour toi, pour quoi que ce soit. » J’ai toujours été touchée par ces preuves d’affection. Je n’en étais pas coutumière. Ces derniers mois, vous disiez souvent : « Pauvre Sarah, elle n’a pas à me veiller. » Vous m’avez témoigné, jusqu’à la fin, une reconnaissance dont le souvenir m’émouvra toujours.

    J’aimais aussi la relation que vous aviez avec Valentin : une vraie grand-mère. Nous formions ensemble une vraie famille recomposée, qui ne semblait pas l’être à un œil extérieur, et nous aimions cela toutes les deux. Nous avons passé de nombreux moments ensemble, ces dernières années. J’organisais les vacances d’été selon vos envies : nous avons ainsi profité de la Bretagne, de la Vendée, de la Normandie, du Périgord et de Giens. Tant de souvenirs se sont forgés, pour nous et pour les enfants.

    Vous étiez une femme généreuse et de caractère — mais vous pouviez aussi être difficile à vivre. Au restaurant, je vous ai souvent vue pester contre un service trop lent ou trop rapide, renvoyer votre plat parce qu’il était trop ceci ou pas assez cela. Vous n’hésitiez pas à dire aux enfants qu’ils étaient chiants, et que nous étions bien patients comme parents : « Ça n’aurait pas été pareil avec moi ! » Je vous entends encore crier « DAVID ! », parce qu’il ne se dépêchait pas, ou qu’il se resservait une fois de trop du soda.

    Jusque dans votre fin de vie, votre caractère bien trempé est resté vivace. Vous nous montriez d’un geste que vous aviez soif, repoussiez avec fermeté la boisson protéinée, le Fresubin, en disant que c’était dégueulasse. Vous râliez contre Jeanne qui tantôt vous amenait trop souvent le chat dans la chambre, tantôt ne vous l’amenait jamais. Il fallait suivre vos humeurs et composer avec elles, sans jamais les prendre personnellement.
    Vous allez terriblement me manquer. Depuis trois ans, je vous appelais tous les soirs. Vous en profitiez pour vider votre sac — cela vous faisait beaucoup de bien. Vous aimiez ces rendez-vous téléphoniques, et quand je ne pouvais pas vous appeler, vous me reprochiez de ne pas les honorer. J’étais votre belle-fille, je vous écoutais patiemment ; vous saviez que l’oreille d’Alexandre aurait été moins patiente. J’ai découvert avec vous le lien si fort qui peut exister entre bru et belle-mère. J’en reste imprégnée, et je compte bien le transmettre à mes cinq enfants.

    Nonna, vous resterez présente parmi nous, en la personne de votre « quinquin » : je vous retrouve tellement en lui. Et le soir, quand le téléphone restera silencieux, c’est encore votre voix que j’entendrai — vos coups de gueule, vos rires, votre tendresse à la fois rude et entière. Je tenais à vous rendre hommage cet après-midi, et à vous remercier pour tous ces moments partagés, pour la place que vous m’avez faite, et pour tout ce que vous m’avez appris du cœur.
    Veillez sur nous ; je veille sur eux. Reposez en paix.

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